27 février 2008
Note de bas de page.
Je suis moins présente depuis quelques jours. J'ai des décisions à prendre qui m'angoissent terriblement. A tel point que je n'arrive pas à faire le point dans ma tête ou par écrit...
Je reviendrai quand je saurai...
23 février 2008
Confession (du forum)
Bonsoir à tous,
Je viens d'avoir une longue conversation avec un membre du forum et je voudrais être plus honnête avec vous.
J'ai l'impression d'être une usurpatrice. Et je ne dis pas ça pour que vous me disiez le contraire.
Je n'ai pas de problèmes dans ma vie. Une situation familiale pas facile d'accord. Mais pas de raison d'aller mal.
Mais je suis mal depuis mes 14 ans, avec des hauts et des bas. Je me
rends compte que pour l'instant, je ne veux pas vraiment aller mieux je
me complais dans ma souffrance. Les raisons sont complexes, je ne les
comprends pas moi même.
J'essaie de me détruire consciemment
par tous les moyens. J'ai commencé à boire par exemple. Je sais que
c'est voulu. J'ai commencé à arrêter de manger aussi, de la même
manière. Je me détruis exprès. Je ne sais pas pourquoi mais je le fais
parce que je le veux.
D'accord, il y a une souffrance morale. Mais tout le reste n'est que
caprice d'une gamine gâtée et protégée. Une gosse de riches en
définitive.
Je veux pas que vous m'aidiez en croyant que je veux m'en sortir. Je suis pas du tout sûre de le vouloir moi même...
Voilà, ca devait être dit
Je vous embrasse
Amandine
22 février 2008
Un inconnu m'a demandé d'écrire 40 lignes sur ce que suis...
40 lignes tu m’as demandé… C’est long 40 lignes. Surtout que tout ce que je pourrai écrire, je l’ai déjà écrit et écrit. Dit et dit à des tonnes de gens, en espérant trouver chez eux la solution. Espoir bien futile. La solution est en chacun de nous. Ma solution est en moi. Le tout est de garder l’espoir d’y parvenir un jour.
Mais dans ma vie, il n’y a plus d’espoir. J’ai toujours l’impression de me plaindre quand je l’écris mais c’est ma vérité, à l’heure actuelle. Je suis tellement empêtrée dans le merdier (dans lequel je me suis fourrée toute seule, soyons honnête) que je ne vois plus de solution. Je n’ai même plus le courage de la chercher. Ma vie se résume à essayer de survivre chaque jour.
Je me réveille le matin avec des pensées de mort en tête. J’y ajoute de la culpabilité : je me suis encore réveillée en retard, je ne suis pas allée à mes cours. Comment s’intéresser à la politique internationale et aux problèmes de ce monde quand on ne parvient même pas à comprendre ce qui se passe dans sa tête ?
J’ai essayé beaucoup de choses pour aller mieux. Au début, j’ai beaucoup pleuré. J’ai inquiété mes parents, j’ai inquiété mes amis. Alors, peu à peu, je me suis tue. J’ai fait semblant de vivre, d’aimer la vie. Mais mon regard était toujours perdu dans le vague, il paraît. De cette époque, je n’ai pas beaucoup de souvenirs, c’était pourtant il y a 5 ans seulement. Je sais que j’ai fait de mon mieux pour masquer mon dégoût, ma haine, ma souffrance, pour donner l’impression d’être comme tout le monde.
Et puis un jour, ces douleurs que j’avais tenté d’oublier sont revenues en bloc. Je n’ai plus pu. J’ai commencé à sombrer. Des amis m’ont aidé, je suis remontée, un peu. Je n’ai pas été vraiment heureuse depuis mes 14 ans. J’ai eu des périodes de rémission, c’est tout.
Aujourd’hui, ça va faire un an que je suis, paraît-il, en dépression. On m’a donné des médicaments. Des médicaments pour dormir, pour faire passer l’angoisse (angoisse de quoi ? même ça je n’en sais rien), pour réapprendre à vivre. Mais rien ne fonctionne. Et je ne fais que des bêtises. Les médicaments, j’en prends trop. Je les fais passer avec l’alcool pour planer l’espace d’un instant. Précieux moments où mon cerveau se met en veille, où la douleur n’est plus présente. Dur réveil quand l’euphorie retombe, la culpabilité encore et toujours.
Je me sens coupable de tout. Coupable d’être en vie alors que tant de gens auraient bien voulu ne jamais mourir. Coupable de ne pas profiter de cette vie qui m’est offerte. Coupable de faire pleurer mon entourage. Coupable de ne pas parvenir à prendre ma vie en main. Coupable de me détester sans pouvoir dire pourquoi. Coupable de ne pas profiter de toutes ces chances, le fait d’être née au bon endroit, au bon moment, d’avoir des parents aimants, de pouvoir faire des études.
Et puis, la honte. La honte et la culpabilité remplissent toute mon absence de vie. Je ne suis plus rien à mes yeux. Je perds mes amis, un à un, lentement. On me dit que les vrais amis sont ceux qui restent. Je ne suis pas sûre qu’il me restera des amis quand j’irai mieux. Si je vais mieux.
Aujourd’hui, je parviens à le dire calmement, sans être particulièrement mal. Je n’ai pas envie de vivre. Je n’en ai jamais eu envie (ou alors, je ne m’en souviens pas). Je reste sur cette terre pour ne pas faire trop de mal à ma famille mais s’il ne tenait qu’à moi, je crois que je serais morte, ou réfugiée dans des paradis artificiels toute la journée. De toute façon, dans ma tête, je suis déjà morte.
21 février 2008
pourquoi?
Je voudrais tellement comprendre pourquoi je me déteste autant, pourquoi je fais tout pour me détruire, pourquoi ma vie n'a pas d'autre but que de me tuer, physiquement ou moralement... Vous avez des réponses? Moi j'en peux plus, je suis à bout de forces...
19 février 2008
Parce que cette chanson me poursuit depuis ce matin!
Les bêtises Sabine Paturel
J'ai tout mangé le chocolat
J'ai tout fumé les Craven A
Et comme t'étais toujours pas là
J'ai tout vidé le Rhum Coca
J'ai tout démonté tes tableaux
J'ai tout découpé tes rideaux
Tout déchiré tes belles photos
Que tu cachais dans ton bureau
{Refrain:}
Fallait pas m'quitter tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t'es pas là
J'ai tout démonté le bahut
J'ai tout bien étalé la glu
Comme t'étais toujours pas rev'nu
J'ai tout haché menu menu
J'ai tout brûlé le beau tapis
J'ai tout scié les pieds du lit
Tout décousu tes beaux habits
Et mis le feu à la pend'rie
Fallait pas m'quitter tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t'es pas là
Fallait pas gâcher mon cœur
M'laisser sans baby-sitter
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand mes yeux pleurent
J'ai tout renversé les poubelles
J'ai tout pillé ta belle vaisselle
Attends c'est pas tout à fait tout
J'ai aussi dépensé tous tes sous
"Je fais rien que des bêtises...
... des bêtises, quand t'es pas là"
Soirée d'hier, mémorable! Je rentre du violon, cours bof, difficile à expliquer. Je me bourre la gueule au whisky, j'appelle P, je continue à boire chez lui. Complètement bourrée la fille. Génial avec les médicaments. Je couche avec lui. Je gerbe. Je me dégoûte. Et je vais acheter la pilule du lendemain parce que je ne suis pas sûre qu'on s'est protégés.
Je me dégoûte.
j'en peux plus
je veux mourir
jsuis désolée j'y arrive plus
j'essaie de résister jsais pas qui je peux appeler
17 février 2008
Programme de la semaine
Envie d'écrire mais pas d'inspiration alors...
Lundi: test d'anglais le matin - cours aprèm - séance de photos - cours de violon
Mardi: cours le matin - sophro l'aprèm
Mercredi: tournage dans la journée - soirée chez Aurore
Jeudi: tournage le matin? - cours l'après-midi - régie la nuit (montage d'un reportage)
Vendredi: cours le matin - psy l'aprèm - enregistrement le soir
Samedi: enregistrement toute la journée
Dimanche: enregistrement toute la journée
Je tiendra jamais à un rythme pareil toute la semaine! Et si je lachais tout? Ca va, j'arrête de le dire, de toute façon, j'ai pas le cran de le faire. N'empêche que cette pensée ne me quitte pas. J'ai des images violentes dans la tête dès que je ferme les yeux, c'est insupportable!
Folle d'angoisse...
Je suis désolée d'être si peu originale! Mais là, l'angoisse a raison de tout! Une crise d'angoisse - un anxio - une crise d'angoisse - de la sophro - une crise d'angoisse...
Et tout ça jusqu'à demain 12h40!
Ô joie!
15 février 2008
J'avance...
... à pas de fourmis, c'est sûr mais tout progrès mérite d'être retenu! Surtout que pour l'instant, n'ayant pas encore vraiment travaillé avec ma psychothérapeute, c'est toute seule!
J'ai compris plusieurs choses, en réfléchissant mais aussi grâce au film "Oui... mais":
Je ne peux pas changer les autres. On n'a pas une baguette magique qui transforme les autres en ce qu'on voudrait qu'il soit. C'est donc peine perdue d'espérer changer qui que ce soit. Dans le même ordre d'idée, on ne peut pas changer le monde. Je sais, tout le monde le découvre à 4 ans, moi c'est à 19 et ça fait mal! Il faut donc que je travaille sur moi pour apprendre à vivre avec les autres et à accepter de ne pas pouvoir sauver tout le monde. Travailler dans l'humanitaire (j'entends par là le journalisme de guerre), oui, mais pas avant d'avoir compris que je ne peux pas porter tous les malheurs de la terre sur mes épaules.
J'ai compris ce que je dois attendre d'une thérapie. Pas seulement trouver le pourquoi de ces problèmes, finalement on s'en fiche peut-être un peu. Mais découvrir comment, comment apprendre à vivre ici sans avoir mal tout le temps. Repérer mes faiblesses, les points qui me font souffrir, appuyer bien fort dessus jusqu'à crier de douleur et puis découvrir comment les guérir.
Je commence aussi à percevoir que je suis responsable de ma souffrance. Pas coupable, non. C'est ce que je pense le plus souvent mais ça, c'est peut-être erroné. Je suis responsable d'avoir établi des relations qui m'enferment et m'empêchent de m'épanouir. Je pense à tous ces gens que je vois par habitude et plus par envie et auxquels je tente de plaire. Je pense à mes parents que je laisse diriger ma vie sans même me révolter, acceptant tout par habitude, ou par lassitude.
Ce qui m'amène à ma plus grande peur, (dans celles que j'ai découvertes là sur les deux derniers jours), c'est la peur de l'abandon. Quand Sophie est partie, c'est ce qui m'a fait le plus souffrir. Je me suis sentie abandonnée. Je sais pourtant que ce n'est pas le cas et la miss me le prouve tous les jours! Mais cette peur de l'abandon vit en moi et je ne parviens pas à m'en détacher. Peur de l'abandon de mes parents si je décide de faire autre chose que ce qu'ils veulent que je fasse de ma vie? A creuser... Je n'ai pas encore toutes les réponses, loin de là.
Je me suis demandé ce qui se passerait si toute cette souffrance disparaissait. Si on me retirait le droit de me plaindre. Finalement, je suis aussi morte de trouille à l'idée d'aller mieux. Est-ce que les gens m'aimeront mieux? Est-ce que ceux qui m'aident considéreront que je n'ai plus besoin d'eux? La peur de l'abandon, encore et toujours, qui me fait m'enfermer dans des schémas de comportements douloureux.
Je crois qu'il faut que je travaille sur cette impuissance à prendre mes responsabilités dans ma vie. Apprendre à être responsable de mes actes et à ne pas toujours attendre que ma famille décide pour moi. Car finalement, avec toute la bonne volonté du monde, c'est ce qu'ils font depuis toujours...
Finalement, les mots d'Emilie Dequenne dans "Oui, mais...", ils sont un peu les miens: "J'ai envie qu'on me fiche la paix. Qu'on me laisse vivre".
